jeudi 31 janvier 2008

On en parle pas assez souvent, elles nous dégoûtent et sont pourtant très utiles!

LATRINES


Ma grand-mère disait toujours
Que c'est à la propreté des latrines
Qu'on reconnaît une bo
nne cantine
Dans les « Les feux de l'amour »
Y en a même pas des latrines!
Quel savoir! Grand-mère divine...

Tu serais folle aujourd'h
ui...
Toi qui traversait ton jardin
En nuisette, au p'tit matin
Pour la cabane en bois vernis

Cachée derrière les lauriers

Elle n'avait rien à envier

Aux W.C. en marbre et dorés
Des grands hôtels parisiens

Mais j'les préfère conçus par pépé
Aux pissotières de Vespasien


Il s'en passe des choses
Derrière cette porte close
On pisse, on sniff, on crache, on baise
Dans ces lieux d'aisances
Où est le malaise?
C'est pas un port de plaisance!
Pourtant, on vend, on achète
On fume, on picole en cachette
On sort de là stoïque
La cravate bien remise, et chic

Si tu voyais grand-mère...
Aujourd'hui, dans certains coins
Y a des flacons d' parfum
Où, à volonté on se sert
Y a même du gel pour les cheveux

Et des robinets automatiques
Tu n'en croirais pas tes yeux
C'est pourtant fort pratique
!
Rien à voir avec nos chiottes Turques
Ah! Ces français piètres copieurs!
Ils ont les idées qui bifurquent
L'original ne laisse pas d'odeurs...
Rien ne vaut de pisser en plein air
En accord avec la nature
Finalement nos ancêtres, de n
ature
N'en faisaient pas toute une affaire


Il s'en passe des choses
Derrière cette porte close
On lit, on prie, on chie, on joui
Assis sur son trône

Ca dérange qui?
On est pas une icône
Comme Marie Antoinette!
Mais on est fort bien dans ses toilettes
On sort de là vidé
De tout stress, bien soul
agé


Parfois s'arrête la minuterie
Tu flippes une minute et
demi
Pas de panique dans les toilettes!
C'est pas très grave...
Le prochain fera la découverte
Des damnés rebords de cuvette
Les gens sont graves...
Certains somnolent la bouche ouverte
Beaucoup vomissent la porte ouverte

D'autres expirent la braguette ou
verte
Si tu savais grand-mère...
Cinquante centimes la p'tite affaire
Aux waters de la gare
Ca peut paraître un peu cher
Imagines tout ce que peut voir
Madame Pipi dans cet enfer!


Merci à Roméo pour l'idée, et à Toto pour la photo!

mercredi 30 janvier 2008

Petite chanson inspirée de mon voyage à Marrakech

Quoiqu'il advienne...

Sur les monuments historiques
Je te vois partout en mosaïque
Est-ce les artistes qui travaillent
Le fer forgé de mon coeur
Ou l'odeur du quartier des tanneurs
J'ai mon esprit qui défaille...

Dans cette Perle du Sud
Les souks sont un prélude
Même si l'on vend des babouches
Et de beaux chèches
Moi, je cherche ta bouche
Dans Marrakech...

Tout est possible ce soir!
On est bien au pays
Des contes des Mille et Une Nuits
A chaque rue, je crois te voir
Est-ce ce vin de Guerrouane
Ou ce tatouage au henné?

Des conditions idoines
Pour te retrouver

Je déplacerais les montagnes
De l'Atlas
Pour que tu me reviennes...
Je ferais de ma vie un bagne
En suivant tes traces
Quoiqu'il advienne...
...
Advienne qui pourra
Se prendre pour Dieu
Ou un "je ne sais quoi"!
Advienne qui pourra
Me rendre mon dieu
Mon amour d'autrefois


Dans les jardins de Majorelle
Ton âme est toujours là
C'est pas la peine
De peindre une aquarelle
Pour me souvenir de toi
Je me rappelle les scènes

Dans la chaleur nickel
De la ville rouge
Quand souffle le Chergui
Un parfum d'orange et cannelle
Sur ma peau rouge
Me rappellent nos nuits

Danse mes fantasmes
Sur la place Jemâa-El-Fna
Revivent nos orgasmes
Au coeur de la Médina
Mon ange, danse avec moi
Danse jusqu'à l'aube fière
Des appels à la prière
De la Koutoubia

Je soufflerais les sables roses
D'Essaouira
Pour que tu me revienne...
Ma vie n'est pas bien rose
Sans ta présence auprès de moi
Quoiqu'il advienne...
...
Advienne qui pourra
Se prendre pour Dieu
Ou un "je ne sais quoi"!
Advienne qui pourra
Me rendre mon dieu
Mon amour d'autrefois

Je t'ai vu partir
Au souffle du Simoun
Sous mes yeux
Je t'ai vu mourir
Quand la bombe a fait boum
Mais que faisait Dieu?


Naissance de mon blog, pour bloguer en chansons...

Je n'ai plus de plume
Pour écrire mes maux
Je n'ai plus l'écume
Pour souffler les mots

Plus de cartouches d'encre
Pour coucher mes idées
Je me fait un sang d'encre
Ma tête va exploser

Des non-dits, des non-lus
Vermoulus, arrondis
Des non-dits et bien crus
Des non-lus étourdis
Mieux vaut bloguer sa vie
que buguer en plein jour
Ne plus attendre ici
Le point de non retour

J'ai bien plus de rîmes
Que de bon papier
Je fais plus ma frime
Dans mon beau cahier

C'est à travers mon blog
Que se fait le dialogue
J'expose au grand jour
Mes mots de tous les jours